24h de la nouvelle

Hello people ! Le train de la procrastination vous annonce un arrêt en gare, profitez de ce laps de temps pour dire ce que vous avez à dire et remonter dans le wagon, viiiiite. Ok, Ok, je me dépêche, je voudrais pas être en retard, ce soir y’a France-Cameroun à la télé, et puis j’ai des dizaines de séries à rattraper ! Bon je voulais seulement vous parlez de ce que j’ai fait le weekend du 15 mai. C’était cool, ça faisait longtemps que j’avais pas réussi un challenge du coup boum satisfaction personnelle intense.

Il s’agit donc des 24 heures de la nouvelles dont le site se trouve ICI. Et ça consiste, vous l’aurez compris, à produire une nouvelle dans un temps donné de 24 heures. Chaque participant devait préparer une contrainte à envoyer aux organisateurs et 5 minutes avant le top départ l’un deux tire une contrainte au hasard qui devra s’appliquer à tous les participants. On démarrait le samedi à 14h pour finir le dimanche à 14h. On avait tous la possibilité de se préparer comme on voulait, d’avoir déjà en tête l’histoire, oui mais voilà, comme on ne sait absolument pas sur quoi la contrainte va porter c’est un peu compliqué. Je vous donne un exemple : admettons que je sois là pendant une semaine a ploter comme une folle, avec mes fiches, mes post-its colorés, tout un programme magnifique, admettons que mon histoire porte sur une équipe de gaillards maladroits qui découvrent des portails temporels et les utilisent afin de conquérir le monde. Bon, bah j’aurais été vraiment concon, vu la contrainte qui a été tirée au sort.

L’histoire doit se passer à au moins deux époques différentes (pas forcément très distantes), qui ne peuvent pas communiquer directement entre elles (pas de portails temporels, de machines à remonter le temps, de télépathie…), mais se répondent et se complètent.]

Voyez ? Boum, tout mon plan serait tombé à l’eau. J’ai donc plus ou moins bien fait de ne rien préparer.Parce que quand a 13h55 on te lâche ça… Tu restes québlo, genre :

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Après tu te demandes pourquoi la vie est si injuste, tu demandes quel est l’asticot qui à eu cette idée saugrenue d’exclure d’hors et déjà les machines à remonter le temps et autre joyeusetés, puis après tu réfléchi très fort à comment t’en sortir.

T’es là, avec ta copine, à te dire « Oh mon dieu Oh mon dieu, va-t-on réussir ? ». Tu ouvres un doc et tu gribouilles des bêtises, tu choppes une ou deux idées vaguement cohérentes, qui t’emballent pas plus que ça, mais faut bien écrire, les minutes passent … Alors tu te décides à y aller et tu fonces. Tu fait une ébauche de personnage qui t’aurait prit 2 jours d’habitude à créer en un quart d’heure. Tu sais qu’il y à des points faibles mais t’as pas le temps pour ses conneries alors tu finit par te dire que des points faibles on en a tous dans la réalité, des incohérences aussi, des contradictions aussi, alors bats les steaks on y va on fonce ! On continue, on monte une pyramides sur des bases moyennement stable en espérant que le caca autour colmate suffisamment les brèches pour que ça tiennent la route. On patauge dans notre gadoue en faisant l’ange de la mort. Si, on fait ça, j’vous jure.

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Puis les heures s’égrènent, on est heureuse de réaliser qu’on avance plutôt bien et qu’il nous reste encore 12 heures. Et là ton cerveau fait un petit calcul rapide : merde, il me reste 12 heures, pour écrire, écrire jusqu’à avoir une fin – donc trouver une fin – dormir un minimum – donc 3 heures – pour être capable de corriger le maximum de fautes possible avant 14 heures. Mh.

Tu continues de gratter péniblement, il est 2h du matin, t’as 6 pages et tu vois toujours pas la fin arriver alors que la fatigue, si.

Et puis il est 4h, tu as trouvé ta fin mais faut encore des choses avant sinon ça n’aurait pas de sens. Il est 5h, tu es un zombie avec des idées qui fusent et des doigts qui suivent pas, tu fais un genre d’ellipse là où ce serait plus long en te disant que tout le monde le verra et que ca manquera cruellement pour la crédibilité de ta fin, mais qu’en même temps, faut choisir, et quitte à sucrer quelque chose, autant que ce soit pas la fin. Tu bâcles, la dernière heure de lutte. Tu écris les derniers mots sans être véritablement convaincue, le récit est pas si persuasif que tu l’espérais mais il est 6 heures et faut dormir… 

Tu met un réveil a 11h pour te laisser une marge de 3 heures de réécriture-correction des plus gros tronçons. Tu ouvres l’œil il est 12h40.

matin

Tu essaie de te relire mais rien que ça, ça te prend une demi heure, bordel, tellement de coquilles t’on échappées qu’on pourrait faire un crumble mais tant pis, 14 heures approche, tu valides comme c’est et advienne que pourra. C’est la première fois que je réecrivais un genre de romance depuis au moins 5 ans, en premier jet comme ça, avec une fin dés la première session, ça fait un moment aussi. Je sais pas tellement ce que ça vaut mais enfin ça mérite toujours d’être retravaillé, améliorer alors je m’y mettrais bientôt. Pour les curieux vous pouvez la lire et même commenter ici, ça s’apelle : A la vie, à l’amour. Si vous préférez la lire sur le blog dites moi, je la publierais ici et ce sera l’occasion de lui faire une ou deux petites retouches 😀

Amis blogueurs, j’ai un train qui m’attend, bonne lecture à vous et à bientôt 😀

 

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7 commentaires sur « 24h de la nouvelle »

      1. Mais certainement.
        Une idée assez loufoque au vu de la chute de l’histoire avec le cancer des os… Mais ces deux époques pas forcément distantes, c’est une ellipse dans le temps ?

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      2. Lol je vois ^^ En fait chaque passage d’Amandine avant « l’entretient » se passe effectivement bien avant tout ça. Et Juliette débarque grossièrement à la fin de la période où Amandine apprend son cancer. Donc on à du passé et du présent un peu entremêlé, c’est peut-être pas très clair ^^ »

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      3. Ah ok, bah j’avoue qu’on a tous plus ou moins galérer pour coller à cette contrainte et donc on s’est tous un peu approprié la chose comme on pouvait 😀 Merci beaucoup d’avoir pris le temps de me lire en tout cas.

        Aimé par 1 personne

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