Chronique : The green inferno

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Genre : Horreur
Origine : Américano-chilien
Date de sortie : Octobre 2014 – chili
Scénariste : Guillermo Amoedo et Eli Roth
Réalisateur : Eli Roth
Producteur : Eli Roth
Acteurs principaux : Lorrenza Izzo, Ariel Levy, Sky Ferreira, Nicolas Martinez, Kirby Bliss Blanton.
* La chouette arrive dans un grand bruissement d’ailes et se pose sur sa branche préférée *
Me voilà ici pour vous raconter une de mes nombreuses séance films, autant vous dire que j’avais un choix à faire, vous parler d’un film comique, d’un film d’angoisse, d’un policier, d’un fantastique …. Bref, il se trouve que j’ai eu envie de parler de ce que je connais le moins, c’est à dire le genre « Horreur ». Par le plus grand des hasards un soir je me suis retrouvée à regarder le film The Green Inferno. Comment se fait-il que je regarde un film d’horreur à l’aspect gore , et interdit au moins de 16 ans ? Moi qui flippe devant n’importe quel film un chouilla inquiétant, même ceux visant un public “jeune” me terrorise, je me suis retrouvée là sous ma couette, tremblante au début, riant à la fin.
Le pitch est plutôt simple : c’est un groupe d’activistes qui prépare un plan d’action pour empêcher une quelconque société de construction à continuer de dévaster la forêt Amazonnienne. La déforestation, parmi d’autres causes, semble être celle qui poussent un groupe d’une quinzaine d’étudiants universitaires à prendre le large pendant trois jours pour aller sauver des populations primitives menacées par notre société et ses projets.

On est d’accord jusque là rien de fou au Pérou ( j’adore cette expression ! ) des jeunes qui partent avec des caméras, des espoirs, un plan et de bonnes intentions. Nous suivons une jeune fille dont le père travaille comme avocat aux Nations Unies, évidemment il croit qu’elle part dans le cadre d’un voyage scolaire. Ce qui l’a décidé à partir ? A suivre une bande de jeunes bobos qu’elle ne connaissait que depuis deux jours à peine ? Un reportage en classe sur l’excision des femmes dans les tribus africaines. Ce sera son cheval de bataille. Elle si elle part, c’est pour défendre le droit des femmes, le point haut, Ouaiiis !
Mais non. En fait non. Le film est à la fois réussi et raté selon l’angle de vue. Raté s’ils pensaient nous faire peur avec ça, réussi s’il pensait nous faire sourire. Pour un film gore c’est intéressant de vouloir faire sourire… On se retrouve devant un public strange à mon avis, mais enfin, il faut de tout pour faire un monde je dis pas le contraire, juste si l’histoire pouvait servir le film, ce serait un plus quoi. Visuellement ça rend sympa.
Les jeunes se retrouvent à suivre leur plan, tout roule nickel, un petit pépin se coince d’un coup entre les dents de notre héroïne qui n’avait vraiment rien vu venir. ( vraiment ? ) Les jeunes reprennent l’avion pour rentrer chez eux croyant avoir oeuvré pour le bien de l’humanité, sauvegardant quelques arbres de plus et offert un sursis aux populations indigènes qui vivaient autour. Et là, c’est le crash. Ils se font alors attaqués par ces mêmes populations qu’ils souhaitaient aider, les quelques survivants au crash sont ramenés sur des barques au village et des centaines d’amazones peinturlurés de rouge les accueillent d’une façon un peu extrême. Ils sont parqués dans une cage en bois après un premier rapide examen. Le plus gros d’entre eux, c’est dommage on l’aimait bien, en plus c’était le seul noir de l’équipe, donc de toute façon on s’en doutait, est choisi. Au début on pense que peut-être il est celui qui leur ressemble le plus et a une chance d’intégrer le peuple, mais en fait non, c’est simplement qu’il a plus à offrir que les autres. Et aller que ça tranche, ça coupe, à la hache, au coutelas, et vas-y qu’on décortique les morceaux. On enfourne les quelques membres dans le four en attendant la cuisson à point, pour patienter on bouffe les globes oculaires, la langue et les couilles à l’apéro.
Bref, le film part à vau-l’eau, et en règle général j’abandonne le visionnage à ce stade, seulement là, un truc insidieux m’a poussé à continuer. Non seulement ça ne me faisait pas peur, mais en plus ça me faisait rire, rire aux éclats quoi ! Moi ! Devant un film sur le cannibalisme ! Rire aux éclats ! Non je vous jure, on aura tout vu … Bref, en fait le film malgré un manque profond d’intelligence et de leviers pour installer une quelconque tension, est vraiment rigolo, gorgés de scènes à mourir de rire tant c’est inattendu et rare, à mon goût. Notamment alors qu’une des jeunes parquée – vegan- se rend compte que “ les morceaux de poulet” qu’elle vient de se forcer à avaler sont des morceaux de sa copine que tout le monde croyait évadée elle brise le pot de terre cuite et se tranche la gorge ( oui j’ai trouvé ça rigolo – elle est végan à la base, et elle a mangé sa copine, le ressort comique est là je suis désolée ! ). Avant que les indigènes ne se rendent compte qu’elle est morte l’un des activistes tente une manoeuvre et glisse son pochon d’herbe au fond du gosier de la morte. Alors qu’ils l’ont mise au four du village, la fumée drogue les villageois et la marijuana les achève lorsqu’il l’a mange. Les survivants y voient une ouverture et l’un d’eux tente une évasion. Évidemment sa tentative va foirer et les indigènes vont lui sauter dessus pour le manger tout cru, vivant, sinon c’est pas rigolo, et donc dans une scène légèrement gore où nous imaginons le gars se faire démembrer et croquer par des amazones complètement déchirés, on voit un enfant de sept ou huit ans, passant entre les jambes des adultes, et en ressortir en rigolant, tenant une jambe ( qui fait une fois et demi sa taille ) contre son torse comme si c’était son trésor. Et il coure loin du tumulte en faisant des “hihihihi” pour pouvoir manger sa jambe tout seul comme si c’était des grignotes de poulet à la mexicaine. Non mais HO ! Bref, je ne vous dirais pas comment ça finit, de toute façon, je doute que vous le regardiez un jour. C’est à la fois triste et marrant. Au final je crois que j’ai bien aimé, malgré un évident manque de profondeur.
Un bon 5/10 en étant compréhensive – le genre gore est déjà un handicap en soi pour moi –
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