Chronique : Genesis

genesispolefiction

Titre original : Genesis

Auteur : Bernard Beckett

Edition : Gallimard Jeunesse – Pôle fiction

Parution originale : 2009

Traducteur : Laetitia Devaux

Genre : Science-fiction

4eme de couverture : Anax est prête à affronter le jury. Pendant cinq heures, face à trois examinateurs, elle va montrer qu’elle connaît bien son sujet. Mais plus elle en dit, plus elle referme son propre piège… Un thriller futuriste d’une ingéniosité stupéfiante et une grande question : que signifie être un humain ?

Mon avis :

Pour ce livre je crie au génie ! Un roman captivant, sérieusement, 222 pages bluffantes servant uniquement à vous retourner le cerveau sur les quinze dernières. On est happé des le début par l’enjeu étrange qui est au centre du récit. Je conseil fortement à quiconque lirait cette chronique de trouver le moyen de lire ce livre. Il est trouvable en bibliothèque, peu cher sur internet d’occasion, et à peine 6 euros neuf, en bref je n’accepterais aucune excuse pour ne pas vous procurez ce petit bijou !

Dans le résumé, on vous le dis clairement, mais sous couvert d’un thriller futuriste, il s’agit aussi d’un petit conte philosophique, a priori destiné aux enfants. Je ne peux m’empêcher de me poser la question :  » Est ce que j’aurais compris quelque chose à ce livre si je l’avais lu disons par exemple avant mes 14 ans ? Honnêtement ? Pas sur … Pourtant je crois pas avoir été en dessous ni au dessus de la moyenne niveau stupidité, mais sans me déprécier je pense que je serais sérieusement passé à côté de toutes les « réflexions philosophiques » apportés par les analyses que fait le personnage principal. Venons en à ce personnage principal ! Rien que le nom aurait du m’interpeller. Anaximandre. Anaximandre, non mais c’est quoi ce prénom de fille sérieusement ? Tout le long du récit, j’avoue avoir inconsciemment lu « Anna » quasiment les deux tiers du livre. Ce personnage est tellement étrange à cerner, le décors un peu moins. On comprend très vite que l’univers est situé surement plusieurs décennies après notre époque, et c’est cela qui rend particulièrement difficile la compréhension des  » états d’âmes » d’Annax. Un drame est en effet survenu entre notre  époque et la leur, courant 2050, le retour de la peste, dévastant le monde tel qu’on le connaît aujourd’hui. Il ne reste qu’un continent « dirigé » par Platon, personnage à l’origine du plus grand exploit technologique du XXI eme siècle : la Grande Barrière Maritime de la République. Protégeant ainsi le dernier continent sain et ses habitants d’une nouvelle épidémie. Tout ce qui approche de la Grande Barrière doit être détruit, car Aotearoa ( le fameux continent ) est le dernier espoir de l’humanité.

On découvre donc Anaximandre qui à priori doit passer un examen pour intégrer l’Académie. On comprend au fil du dialogue qu’Annax est une spécialiste, historienne précisément. Et son sujet d’examen est « La vie et l’oeuvre d’Adam Forde 2058-2077 ». On découvre donc au fil des questions des examinateurs quel homme était Adam. C’était un divergent, un marginal intelligent qui à lui seul changera la face du monde, de la planète, et de l’humanité, telle qu’on l’entend…. Rapidement mis à part de la société suite à une malheureuse erreur de jugement il sera mis en confinement avec pour seul compagnie un robot que l’on pourrait qualifié d’évolutif, nommé Art. Ce robot est un prototype dont il n’existe qu’un seul modèle, il a été spécialement conçu pour « s’auto-gérer » si je puis dire. On assistera donc à la narration de certains épisodes de leurs vies grâce à Anaximandre. Mais pourquoi veut-elle intégrer l’Académie ? Quelle est la place de l’Académie dans leur société, que représente-t-elle et qu’y font les académiciens ?

Je ne peux vous en dire plus sans dévoiler la fin de l’histoire donc je vous invite sincèrement à découvrir ce petit livre qui vous laissera surement sans voix un fois la dernière page tournée.

Entre le conte philosophique et le thriller futuriste, Bernard Beckett nous offre la vision d’un futur alternatif, plutôt terrifiant, bien qu’un humour sous-jacent soit dilué au fil des pages. Et une fin digne des plus grands retournements, presque glaçante et complètement inattendue, quasiment insoupçonnable.

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