Façade

En réponse au prompt du Daily Post d’aujourd’hui  » Façade « . Je vous présente un texte écrit cet été, à la base en réponse à un AT mais qui n’a jamais donné suite, alors voilà, au moins il à un petit coin qui lui sera réservé ici. Au plaisir de lire vos commentaires ou remarques 😀

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( photographe Léon Herschtritt )

Aujourd’hui, j’ai réfléchi et découvert une chose (intéressante) sur ma qualité d’humain. Aujourd’hui j’ai compris que je ne saurai jamais qui je suis avant d’être confronté à ma mort. Le chat se mord la queue car alors je ne serai plus là (physiquement) pour me l’expliquer. Partant du postulat que jamais je ne pourrais répondre à cette question de mon vivant, est-ce bien utile de me questionner si souvent ? C’est vrai, la réponse évolue perpétuellement, le seul jour où x étant un inconnu deviendra connu sera celui de mon trépas. Pourquoi tant m’en soucier ? Lire la suite de « Façade »

Stone Balancing

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J’ai vu un type pendant mes vacances à la mer qui empilait les cailloux. Je regardais tout ça de loin accoudée à ma rambarde en pierre en me demandant ce qu’il pouvait bien faire. Au même titre que le gamin enfoncé dans ses bottes cirées jaunes qui chassait le verre polis sur le bord de plage, les pieds dans l’écume. Un jour, j’ai été eux, je sais ce qui les anime, mais ce jour là, j’étais derrière l’appareil photo et je ne savais plus. J’avais perdu la flamme, j’étais en vacances et j’avais perdue l’âme de la vacancière. C’est dommage mais tant pis, on à eu pire ! Du coup j’étais là derrière mon appareil à chopper tous les instants beaux, tous les détails bêtes, et puis je suis revenue à mes premiers repères sur cette plage. Depuis une heure qu’avaient-ils fait ? Le gamin aux bottes cirées s’était déplacé d’au moins 200 mètres en emportant ses parents, ses seaux de sables et tous ses souvenirs. Le type au cailloux était toujours là, concentré sur sa tâche, bougeant à peine, il était d’une minutie parfaite et les pierres tombaient peu.Je ne comprenais toujours pas le but. Lire la suite de « Stone Balancing »

La vache quoi !

In response to The Daily Post’s weekly photo challenge: « (Extra)ordinary. »

DSCF0136photo prise en 2011, en Auvergne si mon souvenir est bon.

Lorsqu’on m’a demandé où j’habitais et que j’ai répondu  » dans le 77  » on m’a rétorqué  » Ah mais oui ! Le pays des vaches. »

Moi j’en ai plus vu depuis un bon moment, des vaches. Mais fut un temps où en voiture on passait devant des champs où quelques unes ruminaient tranquillement, et tout le monde s’en foutait d’elles. Tout le monde va donner du pain au cygne et au canard, mais les vaches on s’en balance. Moi pas, j’aime bien, elle on un truc chaud dans le regard.

Sur une route de Bourgogne j’avais rencontrée celle-ci, je l’avais appelée Sally, elle me faisait rire, je lui ai fait un brin de causette, puis suis repartie. Les vaches c’est des animaux extra-ordinaires. Merci à elle de nourrir un bon tiers de la planète.

Un Prince vaut mieux qu’eux

Peut-on décider de ce qui nous définit ?

Peut-on choisir de laisser entrer ces choses, ces gens, en nous, en ce que l’on est au plus profond. Les laisser changer cela. Pour quoi, pour qui, définitivement ?

Autant de questions me bousculent alors que je rentre dans mon appartement après une journée de travail, éreintée.

Il fut un temps où je rentrais chez moi avec la seule envie de m’installer chaudement dans un fauteuil, enroulée dans un plaid pour lire et boire une tasse de thé. Je ne pouvais pas le faire. Pourquoi ? Bah je vous le donne en mille : les responsabilités ! Il fut un temps, j’avais des responsabilités. Envers un autre être vivant que moi même j’entends. Oui j’étais responsable de cette bête à poils roux. Il m’en faisait voir de toutes les odeurs, il me faisait sortir dans le froid, sous la pluie, affronter la neige, la brume et les éclairs. Il me faisait affronter les gens, le monde, et le soleil matinal. Il me faisait affronter les sacs à cacas. Il me faisait affronter le regard des gens quand je n’avais pas de sac à caca. J’étais forcée de sortir dehors, dans la vraie vie. Et je n’aimais pas tout le temps ça. Mais j’aimais le voir courir à toute allure la langue pendue, ses oreilles dressées, tous ces muscles tendus pour attraper je ne sais quel rêve.

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